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Les téké sont l'une des rares
populations non côtière de l'Afrique sur lesquelles nous possédons d'assez
nombreux documents écrits. Une première série des ces textes couvre la période allant du début du
XVIe siècle jusqu'à l'extrême fin du XVIIIe siècle; soit trois cents
ans.Certains de ces écrits n'ont pas toujours des précision minitieuse des
descriptions sur ce peuple cependant d'autres, au contraire sont le témoignage
d'observateurs directs, missionnaires ou commerçants qui se sont aventurés aux
frontières nord-est du fleuve congo. On retiendra quelques titres de ces soruces
les plus précieuses:
- Esmeraldo de Situ Orbis, de Duarte Pacheco Pereira (1508)Decadas da Asia, de
Joâo de Barros (1552) - Description du Congo et des Contrées Environtantes, de Filippo Pigafetta et Duarte Lopes (1591) - Histoire du Congo, Description
du pays, du Monseigneur Confalonéri
(1600) - Osservationi
del Regno di Congo dell'anno, (1656 auteur
inconnu) - Description
de l'Afrique, d'Olfert Dapper
(1686) - Diaire
congolais, de Fra Luca de Caltanisetta
(1698)
Les
archives, en particulier celles du Vatican et des sociétés missionnaires,
récèlent des trésors encore inconnus. Curieusement, de 1700 à 1850 environ, un
silence étonnant entoure le monde téké.Chose étonnante, car ces deux siècles ou
presque voient le développement vertigineux de la traite atlantique dont les
tékés furent l'un des maillons essentiels en Afrique centrale (on le verra plus
loin). Plus près de
nous, à partir de 1870-1880, la mêlée coloniale ouvre de nouveau une période
féconde pour les sources écrites grâce à la compétition entre les français et
les agents du roi des belges Léopold II. C'est la période des Savorgnan de
Brazza (Pierre et Giacomo), de Guiral, de Ballay, de Chavannes, de Dusseljé, et
de tant d'autant dont les écrits ont été répertoriés soignement par Georges
Bruel dans "Bibliographie de l'Afrique Equatoriale Française "en 1914. On
se souvient de Pierre Savorgnan de Brazza, explorateur français, ramenant à
Paris le 30 septembre 1880 le traité dit "traité de Makoko" signé par un roi
téké. Du jour au lendemain le peuple téké et son roi se trouvaient projetés à la
une des journaux des revues spécialisées.
Quant aux sources orales, les premières
ont été recueillies par les explorateurs et les administrateurs les plus avisés
comme Albert Dolisie avec "Notice sur les chefs batéké" (1927).Les
missionnaires, infatigables dans leur prosélytisme, se montrèrent plutôt
lingustiques et mutiplièrent les traductions du catéchisme et des cantiques en
langues de la famille téké.
Enfin n'oublions pas l'archéologie, dont
l'apport bien que limité est déjà relativement ancien et très prometteur.Les
premières fouilles remontent aux années 1920 et souvent à l'occasion des grands
travaux d'urbanisme et de construction ferroviaire et routier.L'étude des objets
trouvés commence à faire connaître les sociétés et les cultures politiques téké
car ces objets (masques, pagnes, poteries, biens métallurgiques) remplissaient
autrefois des fonctions précises, politiques, rituelles, économiques et
sociales.
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