|
Le terme téké qui permet de désigner les
anzicos aujourd'hui est apparu entre la fin du XVIe et le début du XVIIe
siècle. C'est effectivement à cette époque que le continent africain et l'Afrique
centrale en particulier a connu un trafic intense avec l'arrivée abondante des
occidentaux au point que les ansico échangaient les leurs contre les produits
précieux (sel, fusil,verrerie...) venus d'Occident. L'exclavage et la traite des
noirs ont connu à ce moment leurs plus fortes montées. D'autre part, ces produits
étaient acheminés en terre des ansico par des porteurs du royaume Kongo plus
proche de la côte qui laissaient aux ansicana le soins les vendre autour d'eux.
Or le terme "tégè" signifie vendre en kongo et en tégè. Ainsi les éthnies
voisines n'hésitèrent pas de surnommer les anzicos les tégè (les vendeurs) d'où
la première explication du nom "Atègè".
La seconde explication serait lié à un
oiseau que l'on nomme "katègè (pluriel: étègè)" et qui prédominait les plateaux batéké. Une
légende raconte d'un groupe de guerriers anzicos fut sauvé de leurs agresseurs
par un oiseau de cette èspèce. Ainsi, ils décidèrent de s'appeler désormais
"atégé".
Les tégé ne se reconnaissent que sous
l'appelation "otégé" au singulier ou "atégé" au pluriel.
La décomposition du terme "batègè" donne
la phrase suivante: ba atégè (ceux-là sont des tégè).Le terme "ba" est
démonstratif chez la plus part des groupes de la sous-région et n'est nullement
partie entière d'un nom quelconque.Les groupes bakongo, banzebi, bakota et
bapunu par exemple se reconnaissent respectivement en kongo, nzebi, kota et
punu.
Enfin le terme "Batéké" (Téké au
singulier) est la forme "occidentalisée" de "ba atègè" (ceux-ci sont les tègè).
Comme nous venons de le voir, le terme batéké n'a pas de sens nominatif chez les
tègè. Néamoins, nous continuerons à l'utiliser pour la forme et pour une
meilleure compréhension.
|